L’ancêtre de Forza était une véritable purge (et on adore ça)
Imaginez la scène : on est en 1981, Apple commence à grappiller du terrain et IBM panique. Ils demandent à un jeune prodige à lunettes, Bill Gates, de leur pondre un système d’exploitation et quelques bonus pour leur tout premier PC. En une nuit blanche, entre deux cafés froids, Bill et son pote Neil Konzen codent Donkey.bas. Le pitch ? Vous conduisez une voiture et vous devez éviter des ânes qui spawnent aléatoirement sur la route. Fin du gameplay. Pas de 4K, pas de Ray Tracing, juste huit lignes de code BASIC et des pixels qui se battent en duel.
À l’époque, les ingénieurs d’Apple qui ont testé le jeu l’ont littéralement massacré, le qualifiant de « jeu le plus embarrassant » jamais créé. Pourtant, c’est ce petit bout de code qui a posé les bases de l’empire Microsoft. Si vous jouez aujourd’hui sur une machine de guerre équipée d’une RTX 4090 sous Windows 11, vous devez techniquement un petit GG à cet âne pixélisé.
Pourquoi ce « nanar » du JV est une leçon de business pour nous
On pourrait se dire : « Et alors ? C’est de la préhistoire ». Détrompez-vous. Donkey.bas nous apprend une chose fondamentale que tout gamer devrait savoir : l’optimisation et l’accessibilité priment sur la puissance brute. Microsoft n’a pas gagné parce qu’ils avaient le meilleur jeu (clairement, n’importe quel indé sur Steam fait mieux aujourd’hui en 10 minutes), mais parce qu’ils ont su livrer un produit fonctionnel, intégré partout.
Concrètement, ça veut dire que le hardware ne fait pas tout. On voit souvent des setups ASUS ROG ou MSI à 4000 euros ramer sur des jeux mal optimisés. À l’inverse, Bill Gates a prouvé qu’avec une architecture hyper limitée (le PC IBM original n’avait même pas de carte graphique dédiée comme nos GPU actuels), on pouvait créer une interaction qui, bien que basique, devient universelle. C’est l’ancêtre du « Cloud Gaming » avant l’heure : l’important, c’est que ça tourne partout.
Comment tester Donkey.bas sur votre setup actuel ?
Vous voulez vous taper un délire rétro entre deux games de Valorant ou de League of Legends ? Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que ce jeu est devenu une pièce de musée ultra-accessible. Pas besoin d’émulateur complexe ou de bidouiller votre BIOS.
- Navigateur Web : De nombreux sites de retrogaming proposent de le lancer directement en JS. C’est le moment de voir si votre écran 240Hz apporte vraiment un plus sur un jeu codé en 1981 (spoiler : non).
- L’Easter Egg Windows : Certains développeurs nostalgiques ont recréé des versions modernisées sur le Microsoft Store ou même sur iPhone. C’est l’ancêtre spirituel de Flappy Bird.
- Analyse du code : Si vous vous intéressez au dev, le code source de Donkey.bas est disponible en ligne. C’est une mine d’or pour comprendre comment on gérait la mémoire avant l’ère des SSD NVMe.
L’avis de la rédac : Faut-il respecter les ancêtres ?
Franchement, voir d’où l’on vient permet de relativiser quand on râle parce qu’un jeu tombe à 50 FPS au lieu de 60. Donkey.bas était buggé, moche et répétitif, mais il a rapporté des millions à Microsoft car il était au bon endroit au bon moment. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec des phénomènes comme Among Us ou Vampire Survivors : le gameplay et l’opportunité battent les graphismes à chaque fois.
Alors, avant de changer votre clavier Razer pour le dernier modèle, souvenez-vous que le mec qui a fondé l’écosystème sur lequel vous jouez a commencé par un jeu d’âne codé en une nuit. Ça redonne espoir pour vos propres projets, non ?
Et vous, c’est quoi le pire jeu auquel vous avez joué mais que vous ne pouvez pas vous empêcher de relancer par nostalgie ? On attend vos pépites en commentaire !
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