PS6 sans disques : L’avenir “déprimant” du jeu physique ?

L’adieu au physique : Un futur PlayStation tout démat’ ?

Accrochez-vous, les gamers ! Une bombe vient de tomber dans le monde PlayStation, et elle risque de faire grincer des dents plus d’un collectionneur. On parle d’un avenir où votre étagère de jeux PS5, déjà bien remplie, pourrait devenir une relique du passé. Sony, le géant japonais, semble se diriger vers un futur quasiment 100% dématérialisé pour sa prochaine génération de consoles, potentiellement la PS6, à l’horizon 2028. Fini le plaisir d’ouvrir une boîte neuve, de sentir l’odeur du livret (quand il y en a un !), ou de prêter un jeu à un pote. Pour beaucoup, c’est un scénario digne d’un mauvais DLC, mais l’ancien PDG de Sony Interactive Entertainment, Shawn Layden, a son mot à dire, et il n’est pas tendre avec cette vision. Et il propose même une solution inattendue pour sauver le jeu physique.

Mais concrètement, qu’est-ce que ça signifie pour nous, les joueurs ? Au-delà de la nostalgie du boîtier, c’est toute une économie et une manière de consommer le jeu vidéo qui sont en jeu. Les géants du démat’ comme Steam ont déjà prouvé que ça marche, mais une console de salon sans lecteur de disque, c’est une autre paire de manches. On l’a vu avec la PS5 Digital Edition et la Xbox Series S, le virage est déjà amorcé. Mais là, on parle d’une généralisation qui pourrait reléguer le jeu physique au rang d’artefact archéologique. Pour les puristes et les collectionneurs, c’est un coup dur, une véritable fatality pour leur passion.

Pourquoi le tout-dématérialisé inquiète, même les pros

Shawn Layden, un nom qui résonne pour beaucoup comme l’ère dorée de la PS4, n’y va pas par quatre chemins : il trouve cet avenir « déprimant ». Et il n’est pas le seul. Pourquoi cette levée de boucliers, même chez les anciens pontes de l’industrie ?

  • La propriété des jeux : Quand vous achetez un jeu dématérialisé, vous n’achetez pas le jeu, mais une licence d’utilisation. Si la plateforme ferme, si votre compte est banni, ou si le jeu est retiré du store, vous perdez tout. Adieu votre bibliothèque numérique durement acquise. C’est un peu comme si Netflix venait récupérer vos DVD après que vous ayez annulé votre abonnement !
  • Le marché de l’occasion : Le jeu physique, c’est aussi la possibilité de revendre ses jeux, d’acheter des titres à moindre coût, ou de les échanger avec des amis. C’est un pan entier de l’économie du jeu vidéo qui disparaît avec le dématérialisé. Fini les bonnes affaires chez Micromania ou sur Vinted pour choper ce vieux RPG qui vous faisait de l’œil.
  • La préservation du patrimoine : Les jeux physiques sont des objets tangibles qui peuvent être conservés, archivés. Quid des jeux numériques quand les serveurs sont coupés ? Combien de pépites risquent de disparaître à jamais, inaccessibles aux futures générations de gamers ? C’est une question cruciale pour la culture vidéoludique.
  • La fracture numérique : Tout le monde n’a pas une connexion fibre optique stable et rapide, surtout dans les zones rurales. Télécharger des jeux de 100 Go peut devenir un véritable calvaire, voire impossible pour certains. C’est une barrière à l’entrée qui pourrait exclure une partie des joueurs.

Pour nous, les gamers, c’est une perte de liberté et de contrôle sur nos propres achats. C’est aussi une uniformisation de l’expérience, où le plaisir de la découverte en magasin, ou la fierté d’une belle collection physique, s’estompent. On se retrouve à la merci des plateformes, avec des conditions d’utilisation qui peuvent changer à tout moment. C’est un peu comme passer du PC gaming où on peut modder et bidouiller à un écosystème fermé à la Apple, mais en pire.

La solution inattendue de Shawn Layden : Un futur physique, mais différent

Mais Shawn Layden ne se contente pas de critiquer, il propose une piste. Selon lui, l’avenir du jeu physique pourrait passer par un modèle à la carte, un peu comme les services de streaming de films et séries, mais pour les jeux. L’idée serait de pouvoir louer un jeu physique pour une durée déterminée, ou de le recevoir chez soi pour y jouer avant de le renvoyer. Un peu comme les anciens clubs vidéo, mais avec la logistique du 21e siècle.

Est-ce que ça peut marcher ? C’est une idée intrigante. Imaginez un abonnement où vous recevez chaque mois un nouveau jeu physique à tester, ou la possibilité de louer un gros AAA pour le finir en un week-end sans l’acheter plein pot. Cela pourrait offrir une alternative intéressante aux abonnements tout-numériques comme le PlayStation Plus ou le Xbox Game Pass, en permettant de conserver un lien avec le support physique et de contourner certaines limites du dématérialisé.

Cependant, les défis sont énormes : la logistique, les coûts de production des disques, la gestion des stocks, les délais d’envoi… Sans compter que l’impact écologique de l’envoi et du retour de millions de disques serait loin d’être négligeable. Mais l’idée de pouvoir « tester » un jeu physique avant de l’acheter (ou de le louer pour un court terme) pourrait séduire une partie des joueurs, notamment ceux qui hésitent à dépenser 80€ sur un titre qu’ils ne sont pas sûrs d’aimer. Cela pourrait même relancer un certain intérêt pour les éditions collectors physiques, si la rareté devient un argument de vente.

Et nous, les gamers, dans tout ça ?

Alors, que faire face à cette tendance inéluctable ? En tant que joueurs passionnés, nous avons un rôle à jouer. Continuer à acheter des jeux physiques, soutenir les éditeurs qui en proposent, et faire entendre notre voix est essentiel. Le marché, c’est nous qui le faisons !

Pour les collectionneurs, c’est peut-être le moment de chérir encore plus vos éditions physiques, car elles pourraient devenir de véritables trésors. Pour les autres, il faudra s’adapter. Le dématérialisé offre aussi des avantages : accès instantané aux jeux, pas de disque à changer, promotions régulières sur les stores. Le meilleur des mondes serait sans doute un équilibre, où le choix nous serait toujours laissé.

En attendant la PS6 et son potentiel futur sans disque, continuons à profiter de nos consoles actuelles. Et qui sait, peut-être que la solution de Layden, ou une autre idée géniale, viendra sauver le jeu physique de l’extinction. Ce qui est sûr, c’est que le débat est loin d’être clos, et nous serons là pour vous tenir informés des prochaines évolutions de cette saga.

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Hardware PC consoles et périphériques gaming

Rédacteur en chef adjoint de Materiel-Gamer.com. Passionné de hardware PC et de gaming depuis plus de 15 ans, Rémi couvre l actualité des composants, des consoles et des périphériques gaming....