Ce qu’il faut retenir : la bêta de Call of Duty: Modern Warfare 4 a ouvert vendredi 21 août à 20 h (heure de Paris) pour les précommandes et les codes d’accès, et deviendra gratuite pour tout le monde du 28 août au 1er septembre. Le point qui va faire mal côté PC n’est ni le processeur ni la carte graphique : Activision exige TPM 2.0 et Secure Boot activés, et cette fois l’absence de ces deux réglages ne dégrade pas l’expérience, elle ferme purement et simplement l’accès à tous les modes en ligne. S’y ajoute une nouveauté silencieuse : le SSD n’est plus recommandé, il est requis, y compris dans la configuration minimale. Voici le calendrier réel, les commandes de vérification, et les trois situations qui bloquent le plus souvent les PC français.

Les dates exactes, converties en heure de Paris

Activision publie ses horaires en heure du Pacifique, ce qui donne lieu chaque année à des articles français approximatifs. En août, la Californie est à neuf heures derrière la France. Voici donc le calendrier réel pour un joueur en métropole.

Étape Date et heure (Paris) Pour qui
Préchargement accès anticipé Jeudi 20 août, 18 h Précommandes et codes bêta
Ouverture accès anticipé Vendredi 21 août, 20 h Précommandes et codes bêta
Fin du week-end 1 Mardi 25 août, 19 h Tout le monde concerné
Préchargement bêta ouverte Mercredi 26 août, 18 h Tous les joueurs
Ouverture bêta ouverte Vendredi 28 août, 19 h Tous les joueurs, sans précommande
Fin du week-end 2 Mardi 1er septembre, 19 h Tous les joueurs

Trois précisions utiles. D’abord, le week-end 1 n’est pas accessible sur Nintendo Switch 2 : la console n’entre en jeu qu’à partir de la bêta ouverte. Ensuite, la progression et les fichiers du premier week-end sont conservés pour le second, il n’y a donc rien à retélécharger. Enfin, sur Xbox on PC, seule une petite partie du jeu se précharge : le gros du téléchargement n’a été débloqué que le 21 août en fin d’après-midi.

Un détail amusant qui trahit la rédaction pressée du billet officiel : Activision annonce les précommandes Switch 2 pour « jeudi 26 août » et le préchargement de la bêta ouverte pour « mercredi 26 août ». Le 26 août 2026 est un mercredi. La date est bonne, le jour de la semaine ne l’est pas — retenez la date.

Côté poids, les relevés communautaires convergent autour de 40 Go toutes plateformes confondues. Ce chiffre n’apparaît pas dans le billet officiel, prenez-le comme un ordre de grandeur et non comme une valeur garantie : les mises à jour de contenu entre les deux week-ends s’y ajouteront.

TPM 2.0 et Secure Boot : cette année, tout le multijoueur saute

C’est le vrai changement de 2026, et il est passé largement inaperçu dans les reprises françaises.

Ce que dit exactement Activision

La formulation officielle ne laisse aucune place à l’interprétation : « TPM 2.0 et Secure Boot sont tous deux requis pour jouer. Les joueurs qui ne remplissent pas ces conditions seront empêchés de jouer à tout mode de jeu en ligne. » Le studio ajoute que d’autres mesures de sécurité pourront être appliquées, et met à disposition un assistant d’attestation de sécurité (Call of Duty Secure Attestation Wizard) permettant de tester sa machine avant même de lancer la bêta.

La différence avec Black Ops 7 est nette

L’an dernier, un PC sans TPM 2.0 ni Secure Boot conservait l’accès au multijoueur : il perdait le mode classé et se retrouvait, le cas échéant, placé dans des files d’attente réservées aux autres joueurs non conformes. La logique était celle d’une mise à l’écart. Cette année, la logique est celle d’un verrou. Un PC non conforme n’aura accès qu’au contenu hors ligne — c’est-à-dire, pendant la bêta, à la mission de campagne incluse, et à rien d’autre.

Pourquoi RICOCHET tient à ces deux briques

Le TPM 2.0 est un composant de sécurité matériel, aujourd’hui intégré au processeur sur toutes les plateformes modernes (fTPM chez AMD, PTT chez Intel). Le Secure Boot, lui, vérifie la signature de ce qui se charge au démarrage de la machine, avant même que Windows ne prenne la main. Ensemble, ils donnent à l’anticheat RICOCHET une chaîne de confiance à laquelle se raccrocher, et rendent nettement plus coûteux les triches qui s’installent sous le système d’exploitation — pilotes signés détournés, hyperviseurs, chargeurs modifiés. C’est la même logique que celle adoptée par Battlefield 6, dont l’essai gratuit se termine justement le 25 août. Autrement dit : ce n’est pas une lubie de Call of Duty, c’est en train de devenir la norme du FPS compétitif sur PC.

Vérifier en deux minutes, sans redémarrer

Inutile de foncer dans le BIOS : Windows sait répondre tout seul, et les deux vérifications prennent moins de temps que le lancement du jeu.

Le TPM

Appuyez sur les touches Windows + R, tapez tpm.msc puis validez. La console de gestion du module de plateforme sécurisée s’ouvre. Deux éléments comptent : le message « Le module de plateforme sécurisée est prêt à être utilisé », et surtout, dans les informations du fabricant, la ligne Version de la spécification. Elle doit indiquer 2.0. Si elle indique 1.2, votre carte mère expose encore un TPM d’ancienne génération : il faut basculer sur le fTPM ou le PTT du processeur dans le BIOS.

Le Secure Boot et le mode de démarrage

Toujours avec Windows + R, tapez msinfo32. Dans le résumé système, repérez deux lignes : Mode BIOS, qui doit afficher UEFI et non « Hérité », et État du démarrage sécurisé, qui doit afficher Activé. Si le mode BIOS indique « Hérité », inutile de chercher le réglage Secure Boot dans votre carte mère : il ne s’activera pas tant que le disque système sera en MBR. C’est le piège numéro un, et nous y venons.

L’assistant officiel

Activision propose enfin son propre outil de vérification, qui a l’avantage de tester exactement ce que le jeu testera, y compris les « autres mesures de sécurité » que l’éditeur ne détaille pas. C’est le contrôle à privilégier si les deux vérifications précédentes vous semblent bonnes mais que la bêta refuse quand même les modes en ligne.

Ce qu’on vérifie Comment Résultat attendu
Présence et version du TPM Windows + R, puis tpm.msc Spécification 2.0, module prêt
Secure Boot Windows + R, puis msinfo32 État du démarrage sécurisé : Activé
Mode de démarrage Windows + R, puis msinfo32 Mode BIOS : UEFI
Conformité globale au jeu Secure Attestation Wizard d’Activision Validation complète

Les trois situations qui bloquent vraiment

1. Un disque système en MBR, héritage des machines Windows 10

C’est de très loin le cas le plus fréquent sur les PC assemblés avant 2020 ou migrés depuis Windows 7. Le disque est partitionné en MBR, la carte mère démarre en mode hérité (CSM), et Secure Boot reste grisé quoi qu’on fasse. La conversion est possible sans réinstaller, avec l’outil mbr2gpt fourni par Microsoft, mais elle touche à la table de partition du disque système : sauvegardez avant, et prévoyez d’entrer ensuite dans le BIOS pour désactiver le CSM et basculer en UEFI. Si vous n’êtes pas à l’aise avec cette manipulation, la bêta ouverte du 28 août n’est pas une raison suffisante pour la tenter dans la précipitation un vendredi soir.

2. Le fTPM AMD et ses micro-saccades

Activer le fTPM sur une carte mère AMD un peu ancienne peut réveiller un défaut bien documenté : des micro-saccades périodiques, causées par les accès du module au stockage SPI de la carte mère. Le correctif existe depuis longtemps et passe par une mise à jour du BIOS. Ça tombe bien : AMD a justement confirmé cet été deux failles classées « élevées » dans sa puce de sécurité TPM, sur toute la gamme Ryzen 3000 à 9000. Si vous devez activer le fTPM cette semaine, profitez-en pour passer sur le dernier BIOS de votre carte : vous réglez les deux sujets d’un coup.

3. Les clés Secure Boot effacées, ou le double amorçage Linux

Sur les machines où le Secure Boot a été désactivé un jour pour installer un pilote non signé, un ancien jeu ou une distribution Linux, les clés de plateforme ont parfois été effacées. Le réglage se réactive alors, mais la machine refuse de démarrer. La parade se trouve dans le BIOS, sous une entrée du type « Restore Factory Keys » ou « Install default Secure Boot keys ». Pour un double amorçage Linux, la plupart des distributions grand public gèrent aujourd’hui le Secure Boot via shim — mais un noyau compilé maison ou un pilote graphique propriétaire installé manuellement peuvent tout faire échouer.

Le SSD n’est plus une recommandation, c’est une exigence

La ligne est passée presque inaperçue, et elle mérite mieux : « Storage Space: SSD required » apparaît aussi bien dans la configuration minimale que dans la recommandée. Un disque dur mécanique n’est donc plus une option dégradée, c’est une impossibilité — un choix cohérent avec un moteur qui charge ses textures en flux continu, mais qui exclut au passage une partie du parc.

Le calendrier est cruel. Cette exigence tombe au pire moment pour le portefeuille, alors que le marché du SSD traverse une crise de prix sans précédent et que la mémoire flash a vu ses tarifs s’envoler sous la pression des centres de données. Bonne nouvelle relative : le jeu exige un SSD, pas un SSD rapide. Un SATA d’entrée de gamme coche la case. Et si vous en installez un NVMe, vérifiez d’abord son refroidissement, car 6 cartes mères sur 20 seulement refroidissent correctement un modèle double face.

Shader Preloading : la nouveauté PC qui explique la notification bizarre

Si une notification « Shader Pre-Loading Will Start » apparaît dans votre zone de notification Windows après l’installation, ce n’est ni un bug ni un logiciel indésirable. Infinity Ward et Beenox introduisent avec cette bêta le préchargement des shaders hors du jeu : ces petits programmes qui indiquent à la carte graphique comment rendre lumières, ombres et effets sont compilés à l’avance, en tâche de fond, plutôt qu’au moment où le jeu en a besoin. L’objectif est de réduire les saccades de compilation en début de partie, un fléau bien connu des joueurs PC.

Deux nuances importantes. Sur Battle.net, la fonction est active dès la première installation. Sur Steam, une compilation classique reste nécessaire au premier lancement, et le bénéfice n’arrivera qu’à partir de la mise à jour du second week-end. Le processus consomme des ressources pendant qu’il tourne : il peut être interrompu d’un clic droit sans conséquence, ou désactivé dans les options, la compilation reprenant alors en jeu.

La configuration PC : le ticket d’entrée reste étonnamment bas

Sur le papier matériel pur, Modern Warfare 4 se montre accommodant. Les cartes graphiques minimales n’ont pas bougé par rapport à Black Ops 7 ; ce sont les processeurs minimum et recommandés, ainsi que les cartes graphiques recommandées, qui montent d’un cran.

Minimum Recommandé
Système Windows 10 64 bits à jour Windows 11 64 bits à jour
Processeur Ryzen 5 1600 ou Core i5-8400 Ryzen 5 3600 ou Core i7-8700
Mémoire vive 12 Go 16 Go
Carte graphique RX 470, GTX 970 / 1060 ou Arc A580 RX 6700 XT, RTX 3060 Ti ou Arc B580
Mémoire vidéo 3 Go 8 Go
Stockage SSD requis SSD requis

Activision précise aussi les pilotes conseillés : GeForce 610.47, Adrenalin 26.7.1 et Intel 32.0.101.8861. Ce sont des versions déjà anciennes, dont nous avions parlé au moment de leur sortie fin juillet ; il s’agit d’un plancher testé par l’éditeur, pas d’un plafond, et rien n’interdit d’installer plus récent. Deux avertissements enfin : ces chiffres valent pour la bêta, et l’éditeur prévient explicitement qu’ils pourront différer pour le jeu complet, attendu le 23 octobre ; et une exigence de 3 Go de mémoire vidéo dans la configuration minimale n’a jamais garanti une expérience agréable — elle garantit un lancement.

Reste le contexte, qui rend cette modération bienvenue. Entre des pénuries annoncées comme « encore plus sévères » sur les cartes graphiques d’entrée de gamme et la flambée de la mémoire, la meilleure nouvelle qu’un éditeur puisse offrir en 2026 reste encore de savoir tourner sur ce que les joueurs possèdent déjà. Pour mémoire, le jeu sortira aussi sur Nintendo Switch 2, dans une version développée nativement par Digital Legends.

Questions fréquentes

Je n’ai pas précommandé : puis-je jouer ce week-end ?

Non, sauf si vous disposez d’un code bêta. Le week-end en cours est réservé aux précommandes et aux codes d’accès anticipé. La bêta réellement ouverte à tous commence le vendredi 28 août à 19 h et ne demande ni précommande ni code — seulement de télécharger la bêta depuis votre plateforme.

Mon PC est sous Windows 11 : ai-je quelque chose à faire ?

Très probablement pas. Windows 11 exige déjà TPM 2.0 et Secure Boot pour son installation, ces deux réglages sont donc activés par défaut sur l’immense majorité des machines concernées. Les exceptions sont les PC installés en contournant les prérequis officiels, et ceux où le Secure Boot a été désactivé après coup.

Et sous Windows 10 ?

C’est là que les blocages arrivent. Le jeu réclame la version 22H2 au minimum, et il faut vérifier manuellement le TPM et le Secure Boot. Un TPM en version 1.2, un disque en MBR ou un démarrage en mode hérité sont les trois causes de refus les plus courantes.

La bêta s’installe-t-elle par-dessus mon Call of Duty actuel ?

Non, et c’est un changement de cette année : la bêta est une installation séparée, à télécharger explicitement depuis Steam, Battle.net, Xbox on PC, le PlayStation Store ou l’eShop. Elle n’apparaîtra pas toute seule dans une mise à jour du client Call of Duty existant. Le jeu complet, lui, réintégrera l’écosystème commun avec Warzone à sa sortie.

Ce que j’obtiens pendant la bêta est-il conservé ?

Partiellement. Les récompenses cosmétiques liées à votre compte Activision sont conservées et seront disponibles dans le jeu complet le 23 octobre. En revanche, le niveau de joueur, les déblocages d’armes et le reste de la progression de bêta disparaissent à la fin de l’événement. Le plafond est fixé au niveau 20 pour le premier week-end et au niveau 30 pour le second.

Sources

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